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samedi 26 novembre 2011

L'UNSA Education salue la mémoire de Danielle Mitterrand


L’UNSA Éducation s’incline devant la mémoire de Danielle Mitterrand, femme de cœur, de conviction et d’engagement. Elle aura montré, tout au long de sa vie, que l’idéal ne se marchande pas, de la lutte contre le nazisme à la défense des opprimés. Dérangeante, elle le fut pour secouer les consciences assoupies ; provocante, elle le fut pour que les injustices ne soient plus monnaie courante. Une vie de combats, loin des honneurs et des Rolex, mérite le respect : Danielle Mitterrand était une grande Dame.

Communiqué de l'UNSA Education du 22 novembre 2011.

vendredi 25 novembre 2011

L'Etat "trop lourd", un bon prétexte en temps de crise


La dette publique est désormais solidement installée à l’agenda politique de nombreux pays. Les gouvernements sont sous pression et les engagements qu'ils prennent affaibliront une économie déjà fragile. La réduction des dépenses publiques est privilégiée alors que l’Etat renonce chaque année à des dizaines de milliards d’euros. Le gouvernement français, attaché à des dogmes, fait les mauvais choix.


Face à une situation budgétaire tendue et une dette importante, les gouvernements sont sous pression. En France, la charge de la dette est devenue le second poste de dépense de l’Etat : un peu de plus de 45 milliards d’euros par an versés aux détenteurs d’obligations d’Etat, majoritairement étrangers. La France a pris des engagements de réduction des déficits auprès de la Commission européenne. Le gouvernement veut ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 et vise l'équilibre en 2016. Alors que la croissance économique sera très faible en 2012, ces engagements vont probablement affaiblir encore plus une économie déjà atone. Le gouvernement prétend que les dépenses de l'Etat sont trop importantes, que l'Etat est trop lourd.
Un Etat trop lourd?Les dépenses de l’Etat (masse salariale et dépenses de fonctionnement) sont moins importantes en France que dans de nombreux autres pays. Qu’on en juge : en 2010, elles représentaient 19,1% du PIB en 2010, contre 20% aux Etats-Unis, 25,3% au Royaume-Uni, 23,8% en Suède etc. L’Etat trop lourd en France, c’est une fable !
A cet argument, les partisans de la purge vous répondront que l’ensemble des dépenses publiques représentait 53,8% du PIB en 2008 et que c’est beaucoup trop. Et mettent en cause le poids des dépenses de protection sociale, qui ont effectivement progressé rapidement (25,9% du PIB en 2009). Certains "experts" proposent donc de réserver la Sécurité sociale à ceux qui en ont le plus besoin. Les plus aisés prendraient une assurance privée. La France ferait donc le chemin inverse de celui des Etats-Unis.
Ce serait une vraie fracture dans le pacte social. De plus, les pays qui ont "sorti" les dépenses de protection sociale de leurs comptes publics ne s’en portent pas mieux : leurs indicateurs de santé sont en général plus mauvais, les assurés paient des assurances élevées etc. Privatiser la Sécurité sociale coûterait cher aux salariés et retraités. En Allemagne, les retraites versées par les caisses publiques pèsent 9,44% du PIB contre 11,54% en France. La différence ? Ce sont des retraites d’entreprises et des fonds de pension. Est-ce un exemple à suivre alors que dans le monde on ne compte plus les retraités qui ont vu fondre leur retraite par capitalisation ? 
Recettes : sujet tabouLa vague néolibérale des années 70 et 80 a importé un poison qui continue à faire des dégâts : celui de l’abaissement quasi obsessionnel des impôts. Aux Etats-Unis, c’est une tradition bien ancrée, surtout à droite. La bataille politique récente du Tea Party contre tout relèvement des impôts le prouve. En Europe, la droite en a fait un argument électoral mais la gauche y a parfois cédé. Toujours est-il qu’entre 2000 et 2009, en France, l’Etat a perdu près de 120 milliards de recettes. Cela représente un peu plus de 15 milliards par an. C’est le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale qui le dit…
Le journaliste Guillaume Duval (1) va plus loin : selon ses calculs, entre 1999 et 2008, l’Etat a renoncé à 82 milliards de recettes… par an. Aux cadeaux fiscaux faits aux ménages (dont 40% sont allés aux 10% les plus favorisés), il faut ajouter ceux accordés aux entreprises, dont la désormais fameuse "niche Copé" qui exonère d’impôt sur les sociétés les plus-values encaissées par holdings en cas de vente de leurs filiales. Selon les estimations, le manque à gagner va de 3 à 7 milliards par an. Un incroyable gâchis.
Pendant que le gouvernement désorganise les services publics avec une RGPP aveugle, il jette l’argent public par les fenêtres, au profit de ceux qui n’en ont pas besoin et de grandes entreprises qui sont devenues les championnes de "l’optimisation fiscale".
La "faillite" de l'Etat est un slogan politique permettant de mieux faire passer les projets d'austérité. Le gouvernement français ne veut pas avouer qu'il a appauvri l'Etat en se privant de recettes. Aujourd'hui, il fait les fonds de tiroir tout en ne voulant pas revenir sur des promesses de campagne dispendieuses qui se font au détriment de l'emploi. Les taxes s'accumulent pour parer au plus pressé et frappent en premier lieu les plus modestes. L'Etat "trop lourd" est un bon prétexte en temps de crise.
(1) Guillaume Duval est rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques. Il est notamment l’auteur de La France d’après, co-édition Alternatives économiques - Les petits matins, 2011.

jeudi 24 novembre 2011

Budgets des universités: la mise en autonomie surveillée


Huit universités accusant deux déficits successifs vont être placées de fait sous la tutelle des recteurs et d’un « comité des pairs » issu de la Conférence des présidents d’université (CPU). Le réseau UNSA Universités (Fédération UNSA Éducation et ses syndicats nationaux A&I-UNSA, SNPTES-UNSA, SUP’RECHERCHE-UNSA) suivra avec une particulière attention la situation des huit universités mises de fait "en autonomie surveillée". Il s’appuiera notamment sur ses élus dans les nouveaux comités techniques des établissements où l’UNSA a tout récemment confirmé sa place de première organisation des personnels de l’Enseignement supérieur.

Le Réseau UNSA Universités  s’opposera fermement à toute remise en cause de la qualité des formations universitaires et de la recherche dans ces établissements. Il combattra énergiquement toute mesure visant, dans quelque secteur que ce soit à licencier des non-titulaires, à substituer l’emploi précaire à l’emploi statutaire, à amputer le pouvoir d’achat, à dégrader les conditions de travail ou à remettre en cause les statuts relevant de la Fonction publique de l’État. Les personnels des universités ne sauraient être en effet les victimes expiatoires des insuffisances de la LRU ou d’une transition aux RCE (responsabilités et compétences élargies) insuffisamment compensée par l’État.
Communiqué de presse du réseau UNSA Universités du 18 novembre 2011.

mardi 22 novembre 2011

Comment recycler ses piles ?



Ne jetez pas vos piles usagées à la poubelle avec les ordures ménagères. Une loi de 1975 modifiée en 1992, le décret n°99-374 du 12/05/1999 relatif à la mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination, et un arrêté de 2001 imposent aux distributeurs, détaillants ou grossistes de reprendre gratuitement les piles ou accumulateurs usagés et de les mettre à la disposition des filières de recyclage.

La raison : celles-ci contiennent des produits dangereux pour la santé. Elles peuvent ainsi être déposées dans certaines grandes surfaces ou des magasins de matériel high-tech et musique qui les collectent, certaines pharmacies, mairies ou buralistes.

Leur dangerosité provient de leur composition en métaux lourds toxiques et nocifs pour l’environnement. En effet, elles peuvent contenir mercure, plomb, fer, zinc, aluminium, nickel, cuivre, charbons ou manganèse.

lundi 21 novembre 2011

L'UNSA arrive en tête

L'UNSA  arrive en tête
Renforcé par votre confiance, nous continuerons à défendre vos intérêts dans les différentes instances de dialogue : CT (comité technique, anciennement CTP) où nous sommes passés d’un siège à quatre localement, CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), GT…
Au CRNA Ouest, la participation massive (91,50%) à ces élections envoie un message clair et précis à notre administration: les personnels veulent rester maître de leur avenir professionnel et font le choix de l'UNSA, un syndicat à leur écoute, combatif, progressiste et réformiste.

Télécharger (PDF - 164.38 ko)

dimanche 20 novembre 2011

Non au sablage des jeans



La mode oui, mais pas à n’importe quel prix. On ne le dit pas assez : les jeans neufs dont l’aspect est usé artificiellement ont subi un procédé dangereux pour la santé des travailleurs du textile. Cette technique consistant à projeter du sable à forte pression sur le tissu, le « sablage », est d’ores et déjà interdite par de nombreuses marques, mais il en manque toujours à l’appel. Certaines font la sourde oreille.

Pourtant sa nocivité est reconnue. Les ouvriers qui la pratiquent travaillent sans protection. Ils inhalent ainsi des poussières de silice provoquant la silicose, une maladie pulmonaire incurable. Rien qu’en Turquie, 47 travailleurs en sont déjà décédés. 600 autres seraient contaminées à vie. Et près de 5000 autres pourraient être touchés. Si cette pratique a été interdite en 2009 dans le pays par le ministère turc de la Santé lui-même, elle ne l’est cependant pas dans tous les pays. Et si elle l’est, celle-ci reste en vigueur dans les fabriques clandestines.

Les marques y voient un avantage matériel : la technique est moins onéreuse que d’autres aboutissant au même résultat, telle que la pierre ponce ou le laser. Mais certaines marques ont répondu favorablement aux campagnes de sensibilisation. Par exemple, Levi-Strauss & Co, H&M, C&A ou encore Gucci ont tout simplement interdit le sablage au sein de leurs enseignes.

Selon les ONG, la technique reste en vigueur dans de nombreux pays  tels que le Bangladesh, le Mexique, le Cambodge, la Chine, le Pakistan, l’Inde, l’Indonésie, l’Egypte, la Jordanie, ou encore la Syrie.

Pour une pratique citoyenne et responsable, avant d’acheter votre jean, visitez ce site pour connaître la liste des marques qui interdisent ou au contraire, ont encore recours à cette pratique :

www.stop-au-sablage.org

Pour des informations complémentaires sur le sablage des jeans :

www.ethique-sur-etiquette.org/IMG/pdf/Information_sur_le_sablage.pdf

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