Pour l’UNSA, ce mois-ci encore, et pour le 11ème mois consécutif, la situation de l’emploi continue à se détériorer. Avec plus de 4, 5 millions d’inscrits à Pôle Emploi, la France est dans la voiture balai de l’Europe. Toutes les catégories sont concernées, les jeunes, les femmes, les plus de 50 ans. On peut particulièrement s’inquiéter que l’intérim, baromètre de la reprise de l’activité s’effondre avec un recul de 12,7% pour le mois de mars. En 5 ans, le chômage des salariés à la recherche d’un emploi (catégorie A) a augmenté de 35%. Ces résultats sont la preuve que les réponses apportées pour faire face à la crise et à ses conséquences ne sont pas les bonnes. Il est donc urgent d’en tirer les conséquences, de négocier et mettre en place une vraie politique de relance créatrice d’emploi, de revoir la loi TEPA, de véritablement sécuriser les parcours professionnels afin que les salariés involontairement privés d’emploi puissent accéder à un emploi pérenne, de prévoir un accompagnement des jeunes vers l’emploi grâce au tutorat des seniors. Enfin, Pôle Emploi doit être doté des moyens nécessaires pour accompagner efficacement les demandeurs et donc remplir pleinement ses missions. C’est pourquoi, lors des manifestations du 1er mai, l’emploi sera au cœur des revendications de l’UNSA.
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samedi 28 avril 2012
mardi 31 janvier 2012
Comment combattre le chômage des jeunes ?
Le club « Conviction » et « Alternatives Économiques » ont organisé un débat jeudi 12 janvier à l’université de Paris dauphine sur le thème : « Comment combattre le chômage des jeunes ? ». Intervenaient à cette table ronde, Jacques Freyssinet, économiste et ancien président de l’ANPE et Dominique Corona, secrétaire national en charge des IRP et des jeunes. Ce débat a permis à l’UNSA de présenter ses pistes de réflexions en matière d’emploi des jeunes.
Le club « Conviction » et « Alternatives Économiques » ont organisé un débat jeudi 12 janvier à l’université de Paris dauphine sur le thème : « Comment combattre le chômage des jeunes ? ». Intervenaient à cette table ronde, Jacques Freyssinet, économiste et ancien président de l’ANPE et Dominique Corona, secrétaire national en charge des IRP et des jeunes. Jacques Freyssinet a fait un état des lieux de l’emploi des jeunes en France et a procédé à des comparaisons avec nos voisins européens. Il a rappelé que l’insertion professionnelle en France dépend largement de l’obtention d’un diplôme. Il a aussi fait un point sur l’alternance en France et en Allemagne. L’alternance est la principale filière de formation des jeunes Allemands puisque 45% se retrouvent dans une filière d’apprentissage. Il a ensuite présenté les quatre accords interprofessionnels sur l’emploi des jeunes signés en 2011, entre les partenaires sociaux et les employeurs. L’UNSA a fait part de ses pistes de réflexions pour soutenir l’emploi des jeunes. Nous avons rappelé, qu’en priorité, il était indispensable de soutenir la croissance, seule garantie pour lutter contre le chômage. La mise en place d’une politique ambitieuse en matière d’innovation, de recherche et de formation était indispensable pour combattre le chômage des jeunes. Il a également précisé la nécessité absolue de mettre en place une politique de lutte contre la discrimination à l’embauche, discrimination liée au sexe, aux origines, etc.
Formation, orientation, accès et insertions sont les quatre leviers qu’il faut actionner pour lutter contre le chômage des jeunes. Sur ces quatre thèmes, l’UNSA a développé auprès des participants ses propositions concrètes. Pour l’UNSA, la bataille pour l’emploi des jeunes doit se mener à tous les niveaux. Le suivi par exemple du taux d’emploi, entreprise par entreprise doit être une priorité des élus. Pour l’UNSA, l’emploi et principalement celui des jeunes doit rester une priorité.
mardi 29 novembre 2011
Chômage : refuser la fatalité !
Déclaration de Luc Bérille - 34 400 demandeurs d’emploi de plus en octobre, 130 000 de plus depuis le 1er janvier, la vague du chômage ne cesse d’enfler.
Nous sommes en train d’atteindre le chiffre record de 2009, avec plus de 2 800 000 demandeurs d’emploi.
Les politiques d’austérité qui se mettent en place dans tous les pays d’Europe ne vont qu’amplifier ce mouvement de dégradation de l’emploi.
A politique de l’emploi constante, cette poussée du chômage ne sera pas stoppée, bien au contraire. D’après l’OCDE, les 10% de demandeurs d’emploi seront dépassés fin 2012. Le Gouvernement, tout à sa lutte contre l’endettement et ne pensant qu’à sauver le triple A de notre pays, ne semble plus faire de la lutte contre le chômage sa priorité. Pire, il semble s’abandonner à une forme de fatalité que l’UNSA refuse.
Depuis des mois, nous ne cessons de dire que la question de l’emploi doit devenir la question prioritaire, comme elle l’avait été en 2009 en plein cœur de la précédente crise.
Pour l’UNSA, le Gouvernement doit réactiver les dispositifs du travail à temps partiel et de formation ; il doit aussi relancer la politique des contrats aidés ; il doit enfin en finir avec cette aberration que constitue, en pleine augmentation du chômage, le subventionnement des heures supplémentaires.
Pour l’UNSA, le Gouvernement doit faire de la lutte contre le chômage sa priorité.
Pour toutes ces raisons, l’UNSA appelle, dans le cadre de l’intersyndicale, à réussir la journée de mobilisation du 13 décembre.
lundi 4 avril 2011
Convention chômage : un accord qui sauvegarde la protection des chômeurs
L’UNSA a pris connaissance du projet d’accord sur une nouvelle convention chômage issu des négociations interprofessionnelles.
Elle se félicite tout d’abord, alors que le nombre de demandeurs d’emplois ne baisse pas, que les allocations versées aux chômeurs soient maintenues. En effet, le principe « 1 jour cotisé, 1 jour indemnisé » est pérennisé jusqu’en décembre 2013.
L’UNSA constate que la revendication patronale de baisse des cotisations, dès lors que le résultat d’exploitation du régime serait excédentaire de cinq cents millions d’euros par semestre, sera limitée sous certaines conditions.
D’autre part, l’UNSA enregistre avec satisfaction les améliorations négociées pour les salariés percevant une pension d’invalidité et les saisonniers.
Enfin, la mise en place de groupes de travail avant fin 2011 devrait permettre de traiter des sujets de fond, comme les droits rechargeables.
Sur la base de cette analyse, l’UNSA est favorable à cette nouvelle convention qui sauvegarde globalement la protection des chômeurs.
Luc BERILLE Secrétaire Général
mardi 29 mars 2011
UNSA-Infos n°554
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