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samedi 13 avril 2013

Commission européenne : Budgets nationaux de l’Éducation sous pression !


« Impact de la crise économique et financière sur l’investissement dans l’Éducation »
Une étude réalisée par Eurydice (1), destinée à la Commission européenne et commentée par le bureau du CSEE (2) – Cette étude est une preuve solide, un instrument utile aux syndicats pour répondre et argumenter face aux politiques européennes… avec une petite réserve sur une interprétation !

L’étude affirme que les pays dont les budgets d’Éducation ont été les plus amputés sont ceux qui enregistrent la plus forte dette souveraine.De 2000 à 2012, vingt pays sur les 35 étudiés (3) subissent des réductions budgétaires affectant leurs systèmes d’Éducation qu’ils soient régionaux ou nationaux. Et de nouvelles coupes sont à prévoir !
Aspects dénoncés de longue date par les syndicats d’enseignants !
Des tendances préoccupantes en matière de financement de l’Éducation. Pour au moins le 1/3 des pays, l’étude établit que la baisse du financement public de l’Éducation a réduit le nombre d’enseignants. L’utilisation du gel et/ou de la réduction des salaires associée à la disparition des programmes de soutien aux élèves et de la formation des enseignants sont les principaux mécanismes de contrainte de la dépense publique. Ils ont pour corolaire de nombreuses fermetures et/ou fusions d’établissements scolaires.
Une déclaration trompeuse !
Le rapport fait valoir que, depuis 2007, tous les pays européens ont maintenu, au minimum,  la part actuelle de PIB allouée à l’Éducation. 
Eurydice se fonde ici sur le fait que le financement de l’Éducation a baissé à un rythme plus lent que le PIB national. Puisque cette part est elle-même corrélée au développement du PIB et que ce dernier suit une spirale descendante,  dire que les dépenses d’Éducation sont inchangées est abusif !

En revanche, l’étude fait ressortir, à juste titre que depuis 2009,  le taux « dépenses d’Éducation/dépenses publiques totales » a vivement chuté pour 4 pays (4) - À l’heure où presque tous les pays de l'UE sont en récession, le CSEE déplore cet état de fait et prie instamment les décideurs politiques de préserver l'avenir de l'Europe en investissant davantage dans l'Éducation.

L’allègement des dépenses d’Éducation se réalise aux dépens 
de la qualité de l’Éducation.

Pour près de la moitié des pays étudiés, les salaires des enseignants et des chefs d’établissement ont été impactés par le ralentissement économique. L’étude pointe du doigt l’Estonie, la Lituanie et la Roumanie mais également la Grèce,  l’Irlande et le Portugal. Les autres tendances sont les fusions, les fermetures d’établissements scolaires, l’augmentation du nombre d’élèves par classe ainsi que le manque d’investissement dans les Technologies de l'information et de la communication et/ou dans l’évolution professionnelle. Ce tableau inquiétant n’est pas sans incidence sur la qualité de l’Éducation.
Le sauvetage européen du secteur financier en cause !
Enfin, l’enquête montre que le plan de sauvetage européen du secteur financier a causé, en 2 ans (5), et pour l’ensemble des États membres de l’UE,  une envolée de + 6 points du « ratio moyen de la dette souveraine sur le PIB » !
En 2007, pour les  États membres de l’UE, le ratio était de 60 % de PIB contre 70 % pour ceux de la zone Euro. En 2011, ce dernier « grimpe » de 12,5 points pour « les 27 » contre 17,3 points dans la zone Euro. Conjointement, les financements des secteurs public et d’Éducation se sont brutalement écroulés.

En ce sens, le CSEE invite ses organisations membres à utiliser l’ensemble de ces données pour soutenir leur travail et leurs efforts de lobbying  afin d’obtenir que l’Éducation soit vue, partout en Europe, comme un investissement pour l’avenir.
Hélène Hemet
Secrétaire Nationale UNSA Éducation chargée du secteur international

Pour accéder au communiqué de la commission, suivezhttp://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-261_en.htm
Pour accéder au rapport d’Eurydice intégral, suivezhttp://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/thematic_reports_en.php
(1) Le réseau Eurydice fournit informations et analyses des systèmes et politiques éducatives européennes. En 2013, il est constitué de 40 unités nationales définies par les ministères de l’Éducation nationale ; elles sont basées dans les 36 pays et coordonnées par l’Agence européenne exécutive « éducation, audiovisuel et culture » (EACEA)
(2) Comité Syndical Européen de l’Éducation auquel l’UNSA Éducation est affiliée et pour lequel elle possède un siège – élections nov. 2012 -
(3) Obs. réalisée en 2011 et/ou 2012.
(4) L’Irlande, la Roumanie, la Lettonie et l’Islande.
(5) Ce ratio moyen passe de 0,9 %/2007 à 6,9 %/2009.

vendredi 12 avril 2013

41ème bureau exécutif de l’IE : Moins de 2 ans ½ pour assurer à chaque enfant le droit à une éducation de qualité !


C’était la première participation (1) de Laurent Escure au Bureau exécutif de l’Internationale de l’Éducation (IE). Comme les 25 autres membres du Bureau, il s’est prononcé en faveur d’une  éducation de qualité, accessible à tous et  financée par les fonds publics. Après la présentation de la 2nde conférence mondiale des femmes (WWC2)(2)de l’IE, il a réalisé une  intervention de soutien remarquée, à propos du Plan mondial d’action pour l’égalité des genres de l’IE (GEAP)(3). Ce plan s’articule autour de l’augmentation de la parité aux postes de responsabilités au sein  des syndicats, de l’accès et la participation des filles à une éducation publique de qualité et de l’autonomisation économique des femmes...


Les décisions du Bureau exécutif ont été éclairées par les recommandations du Comité de la Promotion des Femmes (4) et encouragées par les propos résolument engagés de Gordon Brown (5) qui, après avoir salué la constance de l’IE dans son action pour la promotion d’une éducation universelle de qualité, a réaffirmé le lien avéré entre la prospérité économique et sociale d’un pays et le niveau d’éducation de ses enfants. 
A cette occasion, il rappelé que l’ONU a instauré le 10 novembre dernier la Journée mondiale pour Malala. Enfin, Gordon Brown a déclaré, s’agissant des OMD (6) et de son programme « post-2015 », que « les objectifs que nous serons capables de réaliser d‘ici à la fin 2015 dépendent de la volonté politique ». Il est, par ailleurs, convaincu, qu’ensemble, nous pourrons apporter des changements politiques à l’échelle planétaire.
Dans cette lignée, le Bureau exécutif a unanimement adopté la stratégie globale et sa campagne « Mobilisation pour l’Éducation de Qualité » (MEQ) (7) et confirmé son engagement dans cette campagne.Associée à cette stratégie, l’IE impliquera toutes les organisations qui se préoccupent de l'avenir de la société et mènera son plaidoyer dans plusieurs domaines sur les plates-formes politiques pertinentes. Les initiatives de l’IE s’accorderont avec le calendrier des instances internationales (ONU et ses agences, OCDE). De facto, tous les affiliés de l’IE et leurs membres sont appelés à unir leurs forces et à décliner le thème dans des activités et événements répondant aux caractéristiques nationales et/ou régionales.
Pour une meilleure identification et reconnaissance de la campagne, le Bureau exécutif appelle les affiliés et leurs membres à associer leur logo à celui de l’IE.La campagne sera officiellement lancée le 23 octobre à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants et atteindra son point culminant en octobre 2014 ; elle sera rythmée par un plan média adossé aux réseaux sociaux.
Ban Ki-moon (8) a lui-même reconnu que l'éducation était la clé de voûte du développement économique et social ce qui amène Fred van Leeuwen (9) à assurer que l'IE dispose déjà d’un précieux allié dans cette campagne et de conclure cette 41ème réunion par un « Forts d'un véritable engagement et d'une action concertée, nous parviendrons à améliorer la qualité de vie des générations futures » !
Hélène Hémet – Secrétaire nationale secteur International
(1) Laurent  Escure intègre par vote au BE d’octobre 2012 le siège ouvert  laissé vacant par P. Gonthier.
(2) WWC2 (World Women’s Conference 2) qui se tiendra les 7-9 avril 2014 à Dublin.
(3) GEAP : Global Gender Equality Action Plan.
(4) Comité qui s’est réuni avant le BE et auquel Hélène Hémet était observatrice au nom de l’UNSA Éducation.
(5) G. Brown, ancien 1er ministre britannique, envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale.
(6) OMD : objectifs du millénaire de développement.
(7) MEQ : Mobilisation pour une éducation de qualité.
(8) Ban Ki-moon : Secrétaire général des Nations Unies.
(9) Fred Van Leeuwen : Secrétaire général de l’IE.

jeudi 11 avril 2013

Commission européenne : Budgets nationaux de l’Éducation sous pression !



« Impact de la crise économique et financière sur l’investissement dans l’Éducation »
Une étude réalisée par Eurydice (1), destinée à la Commission européenne et commentée par le bureau du CSEE (2) – Cette étude est une preuve solide, un instrument utile aux syndicats pour répondre et argumenter face aux politiques européennes… avec une petite réserve sur une interprétation !

L’étude affirme que les pays dont les budgets d’Éducation ont été les plus amputés sont ceux qui enregistrent la plus forte dette souveraine.De 2000 à 2012, vingt pays sur les 35 étudiés (3) subissent des réductions budgétaires affectant leurs systèmes d’Éducation qu’ils soient régionaux ou nationaux. Et de nouvelles coupes sont à prévoir !
Aspects dénoncés de longue date par les syndicats d’enseignants !
Des tendances préoccupantes en matière de financement de l’Éducation. Pour au moins le 1/3 des pays, l’étude établit que la baisse du financement public de l’Éducation a réduit le nombre d’enseignants. L’utilisation du gel et/ou de la réduction des salaires associée à la disparition des programmes de soutien aux élèves et de la formation des enseignants sont les principaux mécanismes de contrainte de la dépense publique. Ils ont pour corolaire de nombreuses fermetures et/ou fusions d’établissements scolaires.
Une déclaration trompeuse !
Le rapport fait valoir que, depuis 2007, tous les pays européens ont maintenu, au minimum,  la part actuelle de PIB allouée à l’Éducation. 
Eurydice se fonde ici sur le fait que le financement de l’Éducation a baissé à un rythme plus lent que le PIB national. Puisque cette part est elle-même corrélée au développement du PIB et que ce dernier suit une spirale descendante,  dire que les dépenses d’Éducation sont inchangées est abusif !


En revanche, l’étude fait ressortir, à juste titre que depuis 2009,  le taux « dépenses d’Éducation/dépenses publiques totales » a vivement chuté pour 4 pays (4) - À l’heure où presque tous les pays de l'UE sont en récession, le CSEE déplore cet état de fait et prie instamment les décideurs politiques de préserver l'avenir de l'Europe en investissant davantage dans l'Éducation.

L’allègement des dépenses d’Éducation se réalise aux dépens 

de la qualité de l’Éducation.

Pour près de la moitié des pays étudiés, les salaires des enseignants et des chefs d’établissement ont été impactés par le ralentissement économique. L’étude pointe du doigt l’Estonie, la Lituanie et la Roumanie mais également la Grèce,  l’Irlande et le Portugal. Les autres tendances sont les fusions, les fermetures d’établissements scolaires, l’augmentation du nombre d’élèves par classe ainsi que le manque d’investissement dans les Technologies de l'information et de la communication et/ou dans l’évolution professionnelle. Ce tableau inquiétant n’est pas sans incidence sur la qualité de l’Éducation.
Le sauvetage européen du secteur financier en cause !
Enfin, l’enquête montre que le plan de sauvetage européen du secteur financier a causé, en 2 ans (5), et pour l’ensemble des États membres de l’UE,  une envolée de + 6 points du « ratio moyen de la dette souveraine sur le PIB » !
En 2007, pour les  États membres de l’UE, le ratio était de 60 % de PIB contre 70 % pour ceux de la zone Euro. En 2011, ce dernier « grimpe » de 12,5 points pour « les 27 » contre 17,3 points dans la zone Euro. Conjointement, les financements des secteurs public et d’Éducation se sont brutalement écroulés.

En ce sens, le CSEE invite ses organisations membres à utiliser l’ensemble de ces données pour soutenir leur travail et leurs efforts de lobbying  afin d’obtenir que l’Éducation soit vue, partout en Europe, comme un investissement pour l’avenir.
Hélène Hemet

Secrétaire Nationale UNSA Éducation chargée du secteur international

Pour accéder au communiqué de la commission, suivezhttp://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-261_en.htm
Pour accéder au rapport d’Eurydice intégral, suivezhttp://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/thematic_reports_en.php
(1) Le réseau Eurydice fournit informations et analyses des systèmes et politiques éducatives européennes. En 2013, il est constitué de 40 unités nationales définies par les ministères de l’Éducation nationale ; elles sont basées dans les 36 pays et coordonnées par l’Agence européenne exécutive « éducation, audiovisuel et culture » (EACEA)
(2) Comité Syndical Européen de l’Éducation auquel l’UNSA Éducation est affiliée et pour lequel elle possède un siège – élections nov. 2012 -
(3) Obs. réalisée en 2011 et/ou 2012.
(4) L’Irlande, la Roumanie, la Lettonie et l’Islande.
(5) Ce ratio moyen passe de 0,9 %/2007 à 6,9 %/2009.

mercredi 5 janvier 2011

Prime de Fonction et de Résultats du Recteur... Scandaleux!

Attribuée au Recteur une PFR (Prime de Fonction et de Résultats) de 22 000 euros est proprement scandaleux. Cette PFR mise en place soit disant pour relever les indemnités des personnels de l'Education Nationale, moins bien payés que ceux des autres ministères, est aujourd'hui détournée de son objectif initial et sert désormais de carotte pour inciter les recteurs à être plus performants dans la mise en place de la feuille de route imposée par le ministère.

Cette feuille de route a été présentée au recteur en mai 2010 dans un document sous la forme d'un « Power point » accompagné de 13 fiches permettant d'identifier les « gisements » potentiels de suppressions de postes avec un « catalogue de leviers » permettant de respecter la contrainte de non remplacement d'un départ à la retraite sur deux pour la période 2011-2013.

Pour mémoire, ce dispositif indemnitaire comprend deux parts cumulables entre elles et modulables indépendamment l'une de l'autre par application de coefficients multiplicateurs à un taux de référence : une part liée aux fonctions exercées (le F de PFR), modulable de 1à 6, prenant la nature du poste occupé et une part liée aux résultats individuels(le R de PFR), modulable de 0 à 6 pour tenir compte de la « performance » et de la manière de servir. Et c'est cette part R qui est l'arme qui va inciter les recteurs à être encore « plus performants » car elle a vocation à évoluer chaque année, à la hausse ou à la baisse, en fonction de l'évaluation faite par le supérieur hiérarchique, donc le ministre en l'occurrence pour les recteurs.

Ce dispositif est actuellement en vigueur pour les personnels de catégories A et B et pour l'instant aucun calendrier pour les catégories C. Curieusement les recteurs qui n'étaient pas concernés par le dispositif en bénéficient déjà...cette catégorie va apprécier ...


Ainsi notre recteur de l’Académie de la Guadeloupe, pour bénéficier de ces 22000 euros, devra s'employer à appliquer, sans état d'âme, les suppressions programmées pour la rentrée prochaine à savoir :

 5 postes administratifs ;
 70 postes au second degré et
 85 au primaire

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